Coach Bruxelles  - Brabant Wallon 

Coaching et BURN OUT

Coaching Bruxelles Brabant Wallon Burn out

« Ces personnes sont parfois victimes d’incendie tout comme les immeubles »
disait en 1975 H.J. Freudenberger en décrivant les victimes du syndrome du BURN-OUT.

Trois aspects caractérisent ce syndrome: 

  • une fatigue physique et émotionnelle, 
  • une dépersonnalisation de la relation à l’autre 
  • un sentiment d’une perte d’accomplissement de soi


  • Il est provoqué par un état de STRESS chronique qui peut s’installer à cause d’une situation problématique extérieure, mais aussi à cause de sa propre stressabilité, due à une incapacité à gérer son stress.
  • Il peut être la conséquence d’un non-alignement de vos valeurs de vie avec celles de l’entreprise , suivi par une démotivation profonde.
  • Le burnout peut être aussi le résultat de comportements manipulatoires, de harcèlement moral au travail.


« Beaucoup d’hommes et de femmes vivent, au travail ou dans la vie privée, sous l’emprise d’une personne qui exerce son contrôle en faisant appel à leurs émotions, leur empathie et leur générosité. Les manipulateurs font étalage d’une sympathie qu’ils sont incapables de ressentir, suscitent une confiance qu’ils n’utilisent que dans leur seul intérêt, et n’ont aucun scrupule à abandonner une victime qui ne leur sert plus à rien »

- H.B. Braiser

Dépisté trop tardivement, il peut déboucher sur une dépression sévère, parfois accompagnée de répercussions physiques sérieuses. Mais, si vous avez la capacité d’en capter les premiers signes, de vous arrêter et d’analyser ce que vous êtes en train de vivre, cette prise de conscience se révèle une chance inouïe et inespérée de modifier votre trajectoire de vie avant qu’il ne soit trop tard.

Le burn out est un processus de dégradation du rapport subjectif de l’individu à son activité. Pour faire très court, la personne en fait trop pendant trop longtemps sans récupérer suffisamment, et finit par s’épuiser.
Ce processus connaît quatre phases:

  1. La phase d’engagement : la personne est très engagée dans son activité, généralement plus que la moyenne.
  2. La phase de surengagement : suite à un déclencheur (nouveau projet, nouvelle position, changement d’organisation, …) le travail prend toute la place sur la vie personnelle.
  3. La phase de résistance : la personne nie son surmenage, pense et dit qu’elle y arrivera, s’acharne.
  4. La phase d’effondrement : cette phase peut être progressive ou brutale. L’estime de soi est anéantie, la personne est dans l’incapacité de se concentrer, de travailler, le cerveau et parfois le corps patinent, la machine ne répond plus. Les symptômes sont émotionnels, physiques, cognitifs, comportementaux et motivationnels.

Le burn out, c’est comme une dépression?

Le burn out n’est pas une dépression.

L’origine n’est pas la même.

Illustrons la différence par une image : le burn out est à la neige sur le toit ce que la dépression est aux termites.

Soumise à une pression extérieure excessive, la structure intérieure de l’individu, sa charpente psychique, ne résiste pas et s’effondre, comme une maison sous la pression d’un excès de neige sur le toit. La dépression ressemble plus à l’effet des termites : la charpente s’effondre également, mais à cause d’un problème intérieur.

On confond souvent la dépression avec le burn out. En effet, dans les deux cas la structure psychique de l’individu est atteinte. La grande différence, c’est que dans la dépression, la rupture de la charpente n’est pas due à une pression extérieure, mais à une cause intérieure. Un mal qui ronge la structure de l’intérieur, et finit par ne plus permettre à l’individu de résister à une pression normale.


Le champ n’est pas le même.

Une personne qui vit une dépression sera généralement déprimée dans l’ensemble de ses champs d’activité, alors qu’une personne qui traverse le burn out sera surtout en difficulté dans le champ professionnel. Elle conserve le goût pour les activités privées.

Le mouvement est inverse.

Le burn out est les résultat d’un déséquilibre physiologique qui a des répercussions psychologiques. C’est l’inverse dans le cas de la dépression.


Le coaching peut intervenir dans la phase de prévention et sortie du burn out pour préparer la rentrée et dans la prevention des rechutes. 
Il peut aussi intervenir dans la phase aigu en collaboration avec un Psychologue - si nécessaire - et un Médecin

Symptômes video 

Symptômes du burn-out physiques

Fatigue

Un signe important du burn-out est que l’on est fatigué. On est exténué, fatigué et on a le sentiment d’avoir de moins en moins d’énergie. Du fait de pousser votre cerveau à bout jour après jour, vous fatiguez votre esprit autant que votre corps, ce qui fait que vous n’avez plus d’énergie. La fatigue s’accumule, car vous continuez à tirer sur la corde jour après jour. Vous ne cessez de fournir des efforts qui dépassent vos capacités et vous en trouvez d’autant plus fatigué.
On observe ici une différence importante par rapport à la dépression. En cas de dépression, on se sent déjà éreinté dès le lever, alors que le burn-out vous force à céder à la fatigue après une période d’efforts trop soutenus.

Insomnie

L’insomnie figure aussi parmi les symptômes du burn-out. En vous tracassant à propos de ce que vous avez encore à faire ou au sujet de ce que vous pouvez faire pour que la situation soit quelque peu plus agréable, vous avez davantage de difficultés à vous endormir ou vous dormez plus mal. De cette façon, vous vous sentez plus fatigué et créez un cercle vicieux de stress et de fatigue.

Maux physiques

Les maux physiques font aussi partie des symptômes du burn-out. Les risques sont élevés que la tension et le stress se manifestent après un moment dans votre corps. Vous pouvez ainsi souffrir de maux de tête, de maux de dos et/ou de douleurs musculaires. Du fait du stress, vos muscles sont constamment tendus, ce qui empêche votre corps de se reposer. Cette tension peut à la longue se traduire par des douleurs.

Problèmes de digestion et manque d’appétit

Votre appétit peut aussi être affecté en cas de burn-out. Il se peut que vous mangiez moins ou que vous remarquiez que vous maigrissez à cause du stress éprouvé. En outre, le stress peut vous causer des problèmes d’estomac ou d’intestins. Le stress peut en vérité avoir une grande influence sur notre processus de digestion.

Vulnérabilité accrue aux maladies

Le stress que vous éprouvez dans le cadre des symptômes du burn-out peut vous rendre plus vulnérable aux maladies. Le stress peut en fait affecter votre système immunitaire, vous faisant tomber malade plus rapidement et plus sérieusement. Si, par hasard, vous êtes déjà plus vulnérable, par exemple, à certaines maladies ou allergies, il se peut que le stress augmente le risque de souffrir de ces maladies.

Éprouver des symptômes spécifiques du stress

Les symptômes du burn-out étant basés sur les symptômes du stress, les risques sont élevés que vous éprouviez souvent des symptômes de stress général. Parmi ces symptômes, on observe les palpitations cardiaques, une hausse du taux de cholestérol et une hausse de la pression artérielle. Ce n’est donc pas bon pour la santé et augmente votre vulnérabilité.

Symptômes du burn-out psychiques

Éreintement et le sentiment d’être à bout de forces

Des mois de surcharge pour votre corps et votre esprit ont pour conséquence que votre cerveau est fatigué et exténué et que le besoin se fait urgent d’un sérieux rétablissement. Si l’on s’en abstient, le burn-out peut mener à un syndrome de fatigue chronique, aussi appelé SFC. De possibles troubles du sommeil peuvent renforcer votre éreintement, par quoi vous entrez dans un cercle vicieux de fatigue.

Problèmes de concentration

Le burn-out mène souvent à des troubles de la concentration. On arrive difficilement à se concentrer. Ces problèmes de concentration deviennent souvent plus graves à mesure que le jour avance. Un stress durable mène à une augmentation de la production de cortisol, l’hormone du stress, par la glande surrénale. Cette surdose de l’hormone de la glande surrénale est nocive pour l’hippocampe. Ce processus peut déclencher des symptômes du burn-out, car l’hippocampe est responsable de la capacité de concentration et de la mémoire. La soudaine hausse de la production de cortisol affecte les neurones de cette partie du cerveau épuisée, et ils peuvent même mourir du fait du stress durable. Il en résulte des troubles de la concentration.

Troubles de la mémoire

Les personnes ayant des symptômes du burn-out se plaignent souvent que leur mémoire leur fait défaut. Elles ont du mal à retenir les choses. Ces troubles s’aggravent souvent lorsqu’elles sont fatiguées, à la fin d’une journée de travail ou d’une longue tâche. On remarque souvent que la mémoire est aussi perturbée lorsqu’on doit jongler avec plusieurs tâches. On ne se souvient alors plus ce qu’on vient tout juste d’apprendre et de mémoriser.
La raison de ce trouble de la mémoire est probablement que la mémoire de travail a été surchargée pendant des mois, voire des années. Cela peut être dû à une surcharge de travail ou à un surcroît de tracas. Les deux processus utilisent la même mémoire de travail.
Notre mémoire de travail dans notre cerveau est un organe comme tous les autres. Il peut être saturé et a alors besoin de repos. C’est pourquoi il est nécessaire de suivre un traitement qui combat activement les symptômes du burn-out afin de ramener du repos dans votre vie.

Mauvaise image de soi

Les symptômes du burn-out ont souvent pour effet que l’on commence à douter de soi-même ou à se sentir amoindri. On n’est plus le même qu’avant et le stress fait en sorte que l’on commet de plus en plus d’erreurs. En combinaison avec le fait de s’imputer à soi-même les échecs, on peut prendre cela très à cœur, ce qui ne fait évidemment aucun bien à l’image qu’on a de soi.

Climat constant d’irritation

Vous allez remarquer que vous pouvez difficilement expliquer vos pensées si vous éprouvez des symptômes du burn-out. Si quelque chose vous a causé du stress, vous pouvez ensuite trouver encore plus difficilement du repos. Vous êtes souvent irritable et agité. Lorsque quelqu’un vous demande quelque chose, vous réagissez souvent sommairement, car vous avez le sentiment de ne plus rien pouvoir faire.

Symptômes dépressifs et d’anxiété

Outre les symptômes du burn-out types, il arrive souvent de se sentir dépressif ou anxieux. Ainsi, les personnes victimes de symptômes du burn-out commencent-elles souvent à se tracasser sérieusement à propos de la façon dont elles peuvent se sortir de la situation ou dont elles peuvent encore faire mieux. Du fait de la mauvaise image de soi et du sentiment constant d’insuffisance, on peut commencer à se sentir anxieux.

Symptômes du burn-out comportementaux

Moins de réussite et plus d’erreurs

Étant plus tracassé et plus fatigué, le risque de commettre des erreurs est plus élevé. On remarque ici aussi un cercle vicieux des symptômes du burn-out. Les erreurs augmentent le risque que l’on ait une mauvaise image de soi, par quoi on éprouve davantage de stress. Ce stress peut à son tour entraîner davantage d’erreurs.

Dépendance à des substances

Lorsqu’on éprouve des symptômes du burn-out, il arrive que l’on ait recours à des substances pour mettre un frein au stress ou à la fatigue. On voit ainsi souvent des personnes atteintes de symptômes du burn-out commencer à fumer plus ou à prendre des somnifères. Des formes extrêmes d’abus de substances sont éventuellement possibles.

Éviter de plus en plus les contacts sociaux

Outre l’isolement en cas de dépression, l’isolement peut aussi être un des symptômes du burn-out. Du fait que l’on ne sait pas comment affronter ses symptômes du burn-out et son stress, on peut avoir de moins en moins envie de parler à des gens ou de se joindre à d’autres gens. Cet isolement ou cette diminution du contact social peuvent aussi éventuellement entraîner des symptômes de la dépression.

Traitement 

Un burnout nécessite en général un arrêt de travail et parfois un traitement antidépresseur.

Devant une suspicion de burnout, le médecin du travail, le  médecin généraliste ou le psychiatre peuvent s'appuyer sur l'un des questionnaires validés scientifiquement ( « Maslach Burnout Inventory » (MBI) ou « Copenhagen Burnout Inventory » (CBI) par exemple).

Selon la sévérité du syndrome, un arrêt maladie de deux à trois mois peut être nécessaire.
Une prise en charge en psychothérapie (par exemple, de type thérapie comportementale et cognitive) associée à un antidepresseur est recommandée (source ministère du Travail).

La prise en charge est à construire, en réseau entre le travailleur-patient, le médecin du travail, le médecin traitant, le spécialiste (psychiatre, psychothérapeute, etc.), et le médecin conseil de la Caisse primaire d’assurance maladie.
Cette étape vise à comprendre ce qui s’est passé pour la personne et avoir un éclairage sur les conditions de travail.

Pour préparer le retour d’une personne à l’emploi, une visite de préreprise (voire plusieurs) est organisée avec le médecin du travail.
Cette visite a pour but d’accompagner la réinsertion socioprofessionnelle.
Elle est obligatoire pour les salariés en arrêt depuis plus de trois mois.
À l’issue de celle-ci, le médecin du travail peut notamment recommander des adaptations du poste de travail et/ou des formations pour faciliter le reclassement du salarié ou sa réorientation professionnelle.

Les personnes ayant connu une situation de burn out éprouvent généralement des craintes et des incertitudes devant la perspective d'un retour au travail : peur de se retrouver confrontées à un travail qu’elles ne pourraient accomplir, au regard des autres (encadrants, collègues, etc.), peur de rechuter, peurs multiples liées à la perte de confiance en leurs capacités professionnelles après un arrêt de travail vécu comme un échec.

Ces différents aspects nécessitent pour la personne «un travail sur soi », en amont de la reprise et lors de la reprise, afin que celle-ci soit réussie.

>> En ce sens, le burn out peut constituer une étape de réflexion sur le sens que la personne donne à son travail et ce qui est important à ses yeux. Sur cette base, un nouveau projet professionnel peut se construire – sans que cela implique nécessairement de renoncer au poste occupé précédemment.