Serena Emiliani - Coach Bruxelles - Anderlecht - Woluwe - En ligne
Coaching et Autocompassion (MSC)
(Inspirée de Kristin Neff)
L’autocompassion : une ressource clé pour traverser les périodes difficiles
Quand nous traversons une période de stress, d’épuisement ou de doute, notre réflexe est souvent de nous juger, de nous mettre la pression, ou de penser que nous devrions “mieux gérer”.
L’autocompassion propose une autre voie :
👉 se traiter avec la même compréhension et le même soutien que l’on offrirait à quelqu’un qu’on aime.
Ce n’est ni de la faiblesse, ni du laxisme.
C’est une compétence émotionnelle essentielle qui favorise la résilience, la régulation du stress et un engagement plus durable.
L’autocompassion en pleine conscience est un outil précieux en coaching pour développer une relation plus saine et soutenante à soi-même. Elle repose sur trois piliers complémentaires : la bienveillance envers soi, qui s’oppose à l’autocritique en invitant à se soutenir plutôt qu’à se juger ; l’humanité commune, qui s’oppose à l’isolement en rappelant que les difficultés, les erreurs et les vulnérabilités font partie de l’expérience humaine partagée ; et la pleine conscience, qui s’oppose à la rumination en permettant d’accueillir l’expérience présente avec clarté, sans s’y perdre ni la fuir.
Elle repose sur trois piliers complémentaires.
🟦 1. La conscience de soi (en opposition à la rumination)
Reconnaître ce que l’on vit, sans se juger
La première étape consiste à prendre conscience de son état intérieur : émotions, fatigue, surcharge, découragement…
Plutôt que de minimiser (« ce n’est rien ») ou de dramatiser (« tout va mal »), on apprend à se dire :
« En ce moment, c’est difficile. »
Cette attitude d’observation bienveillante permet de sortir du pilote automatique et d’apaiser la réactivité émotionnelle.
🟨 2. L’humanité partagée (en opposition à l'isolation, l'évitement)
Se rappeler que nous ne sommes pas seuls
Dans les moments difficiles, nous avons souvent l’impression d’être les seuls à ne pas y arriver.
Cette sensation d’isolement nourrit la honte et l’auto-critique.
L’humanité partagée consiste à se rappeler que :
Se sentir dépassé, douter, faire des erreurs… fait partie de l’expérience humaine.
Cela ne nie pas la difficulté, mais replace ce que nous vivons dans une perspective plus large.
On passe de « il y a un problème avec moi » à « je vis une difficulté humaine ».
🟩 3. La bienveillance envers soi (en opposition à l'autocritique)
Se soutenir plutôt que se maltraiter
Une fois la difficulté reconnue et replacée dans l’expérience humaine, il devient possible de se poser une question simple :
« De quoi ai-je besoin, là, pour traverser ce moment ? »
La bienveillance envers soi peut prendre différentes formes :
- ajuster temporairement ses exigences,
- se parler avec plus de douceur,
- faire une pause réparatrice,
- demander du soutien,
- avancer par petits pas plutôt que sous pression.
Il ne s’agit pas d’éviter les responsabilités, mais de créer les conditions intérieures qui permettent de rester engagé sans s’épuiser.
🌱 Une force, pas une faiblesse
Les recherches montrent que l’autocompassion est associée à :
une meilleure gestion du stress,
moins d’anxiété et de rumination,
une motivation plus stable,
une plus grande capacité à rebondir après un échec.
Être exigeant avec soi n’est pas le problème.
Se maltraiter intérieurement l’est souvent.
L’autocompassion permet de remplacer la pression destructrice par un soutien intérieur constructif.
Ce que l’autocompassion n’est pas
L’autocompassion est parfois confondue avec des attitudes qui, en réalité, en sont très éloignées. Clarifier cela permet de lever beaucoup de résistances.
❌ Ce n’est pas se laisser aller
Être compatissant envers soi ne signifie pas abandonner ses responsabilités ou ses objectifs.
Au contraire, les recherches montrent que les personnes qui pratiquent l’autocompassion :
✔ persévèrent davantage
✔ rebondissent plus vite après un échec
✔ prennent plus facilement des décisions constructives
Se maltraiter n’a jamais été un moteur durable.
❌ Ce n’est pas se trouver des excuses
L’autocompassion ne consiste pas à nier l’impact de ses actes ou à éviter toute remise en question.
Elle permet de reconnaître :
« J’ai fait une erreur »
sans ajouter
« Je suis nul·le ».
C’est une base plus saine pour apprendre et ajuster ses comportements.
❌ Ce n’est pas de l’apitoiement
L’apitoiement sur soi enferme dans l’idée :
« Pourquoi ça n’arrive qu’à moi ? »
L’autocompassion fait l’inverse :
elle replace la difficulté dans l’expérience humaine commune et ouvre vers le soutien, pas vers l’isolement.
❌ Ce n’est pas de la faiblesse
Se montrer dur avec soi peut donner une illusion de force.
En réalité, cela augmente le stress, l’épuisement et la peur de l’échec.
L’autocompassion demande du courage :
- regarder sa difficulté en face
- reconnaître ses limites du moment
- choisir de se soutenir plutôt que de s’attaquer
❌ Ce n’est pas renoncer à l’exigence
On peut être ambitieux et compatissant envers soi.
La différence, c’est la source de motivation :
🔴 Auto-critique → pression, peur, épuisement
🟢 Autocompassion → soutien, engagement, endurance
❌ Ce n’est pas de l’égoïsme
Prendre soin de soi ne veut pas dire se désintéresser des autres.
Au contraire, lorsque nous sommes moins envahis par la honte, la culpabilité ou l’épuisement, nous avons plus de disponibilité émotionnelle pour les autres.
L’autocompassion favorise :
- des relations plus équilibrées
- des limites plus saines
- une présence plus authentique
Se traiter avec respect ne retire rien aux autres — cela évite simplement de se sacrifier jusqu’à l’épuisement.
🌱 En résumé
L’autocompassion ne nous éloigne pas de nos objectifs.
Elle nous permet d’y aller sans nous détruire en chemin.
C’est une façon de se traiter comme un allié plutôt que comme un adversaire.